mardi 6 mai 2008

Iron Man

Comparé à ses collègues Spiderman ou Batman, Iron Man n'est pas le super-héros qui a la plus grande notoriété. On pourrait en dire de même de Jon Favreau, comparé à Christopher Nolan ou Sam Raimi. Pourtant Iron Man , le film s'avère être une excellente surprise. Grâce notamment à Robert Downey Jr, qui incarne tout le cynisme et la gouaille de Tony Stark de fort belle manière. L'acteur, que l'on avait déjà vu en grande forme dans Zodiac, offre là une prestation de qualité, et parsème le film de nombreuses punchlines qui font mouche. Pour ma part, je le préfère même sans le costume d'Iron Man, que l'on ne voit d'ailleurs pas beaucoup, le film s'attardant plus, et c'est un bonheur pour ceux qui découvrent le héros, sur les origines (adaptées pour le cinéma) du héros. Alors le revers de la médaille est que les amateurs d'action seront déçus, car il y a peu de scènes de combat, mais qu'ils ne s'inquiètent pas, une suite est d'ores et déjà prévue.



On signalera la présence au casting de seconds rôles intéressants, comme Jeff Bridges, parfait dans le rôle d'Obadiah Stane et Gwyneth Paltrow. Mais évidemment le film se focalise sur Tony Stark, ses paradoxes et l'histoire de sa rédemption,et par là même la création du héros Iron Man est en soi passionnante à suivre. Au final, on ne voit pas les deux heures passer et on attend la suite avec impatience, surtout lorsque l'on connait l'importance d'Iron Man dans la chronologie des comics Marvel, ce que laisse d'ailleurs entrevoir la scène post-générique.

vendredi 2 mai 2008

Gegenüber (L'un contre l'autre)

L'un contre l'autre (Gegenüber en allemand), est le premier film du réalisateur allemand Jan Bonny, seulement 29 ans au compteur. Le film est assez loué dans la presse en général, et force est de constater qu'une partie de ces louanges n'est pas usurpée. Jan Bonny possède en effet un réel talent de réalisation, et sa mise en scène sombre, intimiste et glauque qui n'est pas sans rappeler Christian Mungiu et son 4 mois trois semaines et deux jours. Le problème social abordé est ici différent, il s'agit de la violence conjugale, mais dans un sens différent de celui auquel on est en général "habitué"... Ici c'est Anne, la femme, aigrie et violente, qui bat Georg, un mari passif, qui encaisse les coups au nom de leur amour.



Une chose est claire, le réalisateur est très fort pour créer le malaise chez le spectateur, quelques scènes sont remarquables, notamment celles avec le beau-père, ou les scènes de violence conjugale, très choquantes. Cela dit, malgré les qualités indéniables du film, je n'ai pas réussi à accrocher à 100%. J'ai eu du mal à m'identifier à la femme geignarde et violente ou au mari passif, ce qui fait que j'ai trouvé quelques longueurs au film. Néanmoins, L'un contre l'autre est un film intéressant, surtout lorsqu'on se dit que c'est le premier film du réalisateur, qu'il faudra donc surveiller de près.

mardi 29 avril 2008

Shine A Light

J'ai toujours été fan des Rolling Stones, c'est même je crois avec ce groupe que je me suis intéressé de plus près à la musique lorsque j'étais adolescent, et encore avec eux que j'ai fait mes premiers gros concerts (en 1995 et en 1998). Quant à Martin Scorsese, j'avoue ne pas être un grand spécialiste mais quelques films comme Les Affranchis ou Raging Bull sont bien ancrés dans ma mémoire. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que je suis allé voir Shine A Light, qui est en fait un concert des Rolling Stones (donné au Beacon Theater à New York) filmé par Scorsese. Après une courte introduction où l'on aperçoit la préparation du concert et le stress "Woody Allenien" de Scorsese a propos de la setlist, c'est parti pour deux heures de concerts, entrecoupées simplement de quelques extraits d'interviews "d'époque"... Force est de constater que les Stones n'ont pas perdu de leur énergie sur scène, surtout dans une petite salle, et ce même s'ils sont secondés par des talentueux musiciens de session. Voir Richards démarrer le riff de "Jumping Jack Flash" file toujours la chair de poule. On a au programme outre quelques tubes, joués en début et en fin de show, pas mal de titres rares qui satisferont l'amateur éclairé des Stones. Trois invités viennent sur scène pousser la chansonnette : Jack White des White Stripes pour un duo avec Jagger, le bluesman Buddy Guy, et la sulfureuse Christina Aguilera. Au final, les deux heures passent très vite, et ce film offre une possibilité que peu de monde peut avoir aujourd'hui : voir les Stones aux premières loges.

Niveau réalisation, chapeau bas pour l'équipe de Scorsese qui et au top, on suit au plus près les musiciens, sans pour autant avoir l'impression de les déranger. Les angles de caméras sont nombreux et inventifs, on est clairement au dessus d'un DVD de concert de base. Je serai plus réserver sur le son, correct dans l'ensemble, mais le fait de surmixer d'un coup le musicien filmé, lors d'un solo par exemple, est assez déroutant... Ceci dit, la salle où je l'ai vu diffusait la bande son à un volume sonore assez élevé, ce qui renforçait l'immersion et l'impression d'être au premier rang d'un concert.


Je pense que Shine a Light pourra combler le fan des Rolling Stones, tout comme celui de Scorsese, la qualité étant indéniablement là... Le témoignage d'un groupe qui assure toujours sur scène malgré les années !

dimanche 27 avril 2008

FC NANTES - MONTPELLIER (1-1) le 25/04/08



Enfin la montée ! Après une saison au purgatoire, Nantes retrouve enfin le rang qu'il n'aurait jamais du quitter et donc sa place en L1. Les Canaris devaient s'imposer (ou bien Troyes ne pas gagner) pour assurer la place à l'étage supérieur. C'est donc pleins de bonnes intentions que l'équipe, organisée autour d'un David De Freitas qui fêtait là son 300ème match de L2, attaqua la première période, mettant en place le siège de la cage montpellieraine. Les occasions furent nombreuses, un but (refusé pour hors jeu) fut même marqué, mais les deux équipes rentrèrent au vestiaire sur un score encore vierge.



Dès la reprise, Nantes attaqua pied au plancher et trouva tout de suite la faille sur un très joli but de David De Freitas. Le FCN faillit ensuite faire le break par Poulard, qui trouva le poteau. Le match à Troyes étant fini (et Troyes n'ayant pas gagné), les "on est en ligue 1" commencèrent à descendre des tribunes. Ceci déconcentra peut être un peu les joueurs, car la fin de match fut plus difficile et sur un erreur de marquage, Lacombe put marquer sur un magnifique lob pour arracher l'égalisation. Le Havre ayant gagné dans le même temps, ça rend l'obtention du titre de L2 quasiment impossible, mais qu'importe, l'essentiel était de retrouver la L1. Reste trois matches en fin de saison pour prendre un peu de plaisir, et à l'an prochain en Ligue 1 ! M'est avis qu'on reverra donc un peu plus de football sur ce blog !

vendredi 11 avril 2008

Nantes Whisky Club - Soirée du 10-04-08

Bushmills 1608 - 46% (Embouteillage Officiel)
Un blend haut de gamme pour commémorer les 400 ans de la distillerie Bushmills, la plus vieille distillerie du monde. Cette version spécial m'avait vraiment plu au Whisky Live l'an dernier, aussi j'ai pas mal insisté auprès des membres du Nantes Whisky Club pour qu'ils le proposent à la dégustation. Je dois dire que la seconde dégustation de ce whisky m'a moins convaincu que la première, même si on a affaire à un produit de qualité, 68 euros me semblent un peu excessif au vu de cette seconde dégustation (comme quoi , en fonction des périodes, l'avis qu'on peut avoir sur un whisky varie fortement). Le nez est fin et suave, exhalant des arômes sucrées et de céréales. On découvre une bouche fine et équilibrée, mais où l'on a du mal à discerner clairement des arômes, mis à part quelques notes d'abricots secs et de caramel. La finale est moyenne, assez suave, Bushmills oblige, et offre des notes de chocolat noir. La qualité est là , mais cette seconde dégustation m'a fait me rendre compte que le gap avec un produit comme le Black Bush, quasiment trois fois moins cher, n'est pas si élevé.


Rosebank 15 ans- 46% - Embouteillage Indépendant Aberdeen Distillers
C'est un petit embouteilleur indépendant, pas vraiment renommé, qui nous offre cette version du Rosebank, distillerie des lowlands en sommeil depuis 1993. Une couleur étonnament pâle pour ce whisky, qui propose un nez suave et ample, où l'on discerne de forts arômes de miel. La bouche est agressive et complexe, et nous emmène sur des saveurs sucrées, et un arrière gout de noisette, on y retrouve également le miel qu'on a pu trouver au nez. Le gros point noir de ce whisky est son amertume, qui se retrouve encore plus à l'ajout d'une goutte d'eau. On a donc un whisky qui pourrait contenter certaines personnes, mais pour ma part, vu son prix élevé (68 euros), je passerai mon tour.

Fettercairn 17 ans 1989 - 55.4% - Embouteillage Indépendant Blackadder
Encore un embouteilleur et une distillerie assez confidentielles, mais cette fois ci pour un whisky brut de fut, et même "raw cask" ce qui signifie qu'aucune filtration n'est effectuée (et qu'on retrouve donc un dépot en fond de bouteille). Là encore, un whisky assez clair, jaune paille, qui offre un nez léger (eut égard à ses 55.4% d'Alcool) et sec, où l'on peut noter une pointe de fumée, mais aussi très distinctement des arômes de pêche et d'abricot. La bouche est puissante, complexe et équilibrée. On y retrouve les fruits, mais cette fois il faut plus chercher du côté de l'abricot sec. Egalement une légère amertume qui rappelle l'amande amère. Le corps est sucré et charpenté et débouche sur une finale persistante et un peu sèche. Fait étonnant, le verre vide exhale très nettement une odeur de chocolat amer. Un bien beau whisky, et les amateurs prêts à investir les 83 euros que coûte la bouteille risquent de ne pas être décus.

mercredi 9 avril 2008

Freyrdaam - Les photos

En complément du petit compte rendu du concert de Freyrdaam la semaine dernière, voilà quelques photos, fournies par l'organisateur (et néanmoins ami) , Joss. Enjoy !
L'affiche du concert ! Inrattable !

Le dit café du pont, haut lieu des concerts à St Malo de Guersac

Nico et Djiss en pleine action !
Djiss, concentré, essaie de passer un accord difficile
(comment ca c'est un ré majeur ?)

dimanche 6 avril 2008

Freyrdaam - Le café du Pont, St Malo de Guersac, le 05/04/08


Une fois n'est pas coutume c'est une toute petite salle de concert qui fait l'objet d'une chronique de ce blog. Le café concert "Le Café du Pont", à Saint Malo de Guersac, n'est pas très célèbre, et sans le passage du groupe Freyrdaam, nul doute que je n'aurai jamais eu l'occasion d'y mettre les pieds. C'est par contre l'une des deux salles que le groupe avait choisi pour deux dates de sa "tournée mondiale en Loire Atlantique". Je n'ai pas encore eu le temps de détailler ici ou là tout le bien que je pense de leur premier album, La Trève, habile mélange de musique d'inspiration médiévale et mâtinée de sonorités celtiques, portée à bout de bras pas la très belle voix de Nicolas et les arpèges et accords acoustiques de la guitare de J.C. C'était donc un réel plaisir d'apprécier en live la musique des deux "Freyr", tant la voix de Nicolas, qui a assuré à 100% malgré le fait qu'il était visiblement fatigué et malade, que le jeu de guitare travaillé et efficace de J.C.,quand il n'est pas virtuose, par exemple sur les inspirations hispanisantes du titre "Le Cavalier".

Seule petite ombre au tableau, un public, connaissances mises à part, pas vraiment réceptif et surtout pas très respectueux du duo. On se dit que dans certaines situations, il faut avoir la foi et surtout une bonne dose de self control ! Malgré cela le groupe nous a livré un set en trois parties, comprenant des titres de leur premier album, des titres inédits , des reprises (Polnareff, Brel) et des extraits de leur démo. Final réussi avec le très énergique titre "Le Clan", puis deux reprises de Jacques Brel : "La bière" (qui a recu un beau succès, même auprès des irrespectueux suscités) et "Amsterdam" , qui a vu le patron du troquet sortir l'accordéon pour accompagner le groupe pour le final.

En définitive, une bien bonne soirée. Je vous encourage à aller voir le groupe s'il passe près de chez vous. Pour plus d'infos vous pouvez consulter leur blog ou leur myspace (et découvrir par là même quelques titres)

mardi 1 avril 2008

The Djarjeeling Limited

Je suis assez amateur des films que j'ai pu voir de Wes Anderson, notamment The Royal Tanenbaums, Rushmore et The Life Aquatic. C'est donc avec un a-priori assez positif que je suis entré dans la salle pour The Djarjeeling Limited, d'autant que le casting promettait d'être la hauteur : Owen Wilson, Adrian Brody et Jason Schwarzman, plus des petits rôles de Nathalie Portman, la grande Anjelica Huston (déjà dans les bons coups sur les précédents films de Wes Anderson) et un caméo pour un scène de Bill Murray. Sur le plan du casting pur, le film ne m'a pas déçu. Il offre une galerie de personnages touchants et étranges comme seul Wes Anderson peut en proposer. On ajoutera à cela que le style du réalisateur, reconnaissable dès les premières scènes est encore bien présent. On se trouve bien, non seulement dans un train qui traverse l'inde, mais à bord d'un des films de Wes Anderson. On notera l'utilisation d'une bande son décalée, écho à celle de The Life Aquatic.

Mais, bizarrement, la mayonnaise n'a pas pris. Bizarre ! Alors que tous les ingrédients pour que ca me plaise étaient présents, j'ai eu du mal à rentrer dedans, la faute sans doute à un scénario un peu confus. Au final, je retiendrai de ce film quelques belles scènes burlesques et poétiques, le court métrage prélude au film, ainsi sans doute qu'une envie de le revoir dans quelques mois afin de voir si un second visionnage me fait plus accrocher. A approfondir, donc !

samedi 29 mars 2008

The Dillinger Escape Plan - Nantes, L'Olympic - 28/03/08


Deuxième concert à l'Olympic de la semaine, c'est assez rare pour être signalé, l'affiche de vendredi dernier regroupait The Dillinger Escape Plan, Poison The Well et Stolen Babies. Attardons nous un peu sur les premières parties. Tout d'abord Stolen Babies, groupe au look gothico-burtonnesque nous livre un métal mâtiné d'ambiances industrielles, d'accordéons et de chant féminin, car le chanteur est une chanteuse. A noter également qu'officie dans le groupe le nouveau batteur de Dillinger Escape Plan, Gil Sharone, qui fera donc deux sets ce soir là. On pourrait, pour résumer, dire que Stolen Babies officie entre Rammstein (pour la musique) et les Dresden Dolls (pour le look, sans toutefois que la chanteuse arrive à la cheville d'Amanda Palmer question charisme). Je ne me permettrai pas de juger Poison The Well sur les quelques titres que j'ai vu ce soir, le style pratiqué étant assez éloigné de mes goûts. D'après le peu que j'ai pu en voir, le groupe m'a paru énergique et bien en place.


Place maintenant à la tête d'affiche de la soirée, The Dillinger Escape Plan. Il s'agissait de mon sixième concert (après le Graspop 2004, une date à St Nazaire en 2005 et trois dates du Gigantour également en 2005), l'occasion d'apprécier l'évolution d'un groupe, qui, s'il a perdu un peu de sa spontanéité et de sa folie, reste toujours très efficace en live. Le groupe a axé sa setlist sur les deux derniers disques : Miss Machine et Ire Works, offrant en guise d'apéritif un "Panasonic Youth" survolté, et a joué un ou deux titres de son premier disque, Calculating Infinity. Un effort tout particulier a été fait au niveau de l'éclairage : en plus des projecteurs traditionnels, des machines à fumée et des écrans de LED ont contribué à créer une ambiance particulière, laissant souvent entrevoir le groupe en ombres chinoises, et alternant avec des passages d'éblouissement intense. Le dernier disque du groupe est apparu fortement apprécié d'un public qui devenait très chaud par moments, notamment au moment des deux "tubes" du dernier disque : "Black Bubblegum" et "Milk Lizard". A noter que le nouveau guitariste Jeff Tuttle semble lui aussi avoir adopté le jeu de scène de Ben Weiman, à savoir "je saute partout tout en jouant des riff complexes" et que le chanteur Greg Puciato possède toujours autant de charisme.

Au final, au bout d'une cinquantaine de minutes de musique chaotique et intense, le groupe nous laisse, sans faire de rappel comme à son habitude. La prestation est de qualité, et il me tarde de revoir le groupe sur une des scènes du festival Hellfest dès le mois de juin.

mercredi 26 mars 2008

Fiction Plane - Nantes, L'Olympic - 25/03/08

Quelques petites impressions en vrac après le concert de Fiction Plane hier soir à Nantes. Tout d'abord, une fois n'est pas coutume, un mot sur la première partie, le groupe Puggy, qui nous a fait patienter agréablement en attendant la tête d'affiche, avec une pop pas mal troussée, ce qui est assez rare pour être signalé. Quant au groupe de Joe Sumner, il n'a pas décu, loin de là. La setlist faisait la part belle au second album, Left Side Of The Brain, mais incorporait également d'autres titres (sans doute du premier album, que je n'ai malheureusement pas pu écouter avant le concert), dont un "Cigarette", joué en fin de concert, d'excellente tenue.

Sur scène, le trio, mené par son bassiste - chanteur est assez énergique, même si j'ai trouvé que le concert est réellement monté en intensité lorsque que le groupe a commencé à Jammer un peu entre les titres. Le chanteur, sorte de croisement entre Sting (les ressemblances dans la tessiture vocales sont vraiment frappantes en live) et Owen Wilson (pour le look), assure bien et nous offre quelques sauts depuis les amplis que n'auraient pas renié son papa. On regrettera un public un peu mou, sans doute uniquement attiré par les singles qui commencent à avoir du succès en France, si on peut en juger par la différence d'ambiance lorsqu'à été joué "Two Sisters" en rappel. Au final, une petite heure et quart de musique (difficile de faire plus avec un album de 42 minutes et un premier album ultra-confidentiel) bien sympathique.

Si vous voulez en savoir plus, je vous encourage à aller voir cette chronique de leur second disque sur le webzine Eklektik. Le groupe propose actuellement une édition limité de Left Side Of The Brain, avec cinq titres bonus, profitez en !

mardi 25 mars 2008

FC NANTES - DIJON (2-1) - Le 21/03/08

Malgré le plaisir de revenir à la Beaujoire (pour une fois que le match n'est pas prévu un lundi pour être diffusé à la télévision), on ne peut pas dire qu'on se soit vraiment régalé pour ce Nantes Dijon. L'équipe nantaise a livré un match solide, ponctué par deux buts : un centre-tir lobant le gardien signé Ricardo Faty, et un penalty de Bagayoko. Entre les deux, Dijon avait égalisé suite à un coup franc sur une tête du brésilien "Schumacher". Même si la prestation n'était pas dramatique, elle n'était pas non plus très agréable à suivre. On peut trouver quelques raisons à cela, notamment l'absence de De Freitas et Sherini dans l'entre jeu, habituels titulaires, ou la sortie prématurée de Rémi Maréval, souvent auteur de bonnes prestations (même si Loic Guillon, entré à sa place à fait le boulot en seconde période). On a quand même vu quelques mouvements intéressants, et bon nombre d'occasions auraient mérité un meilleur sort. Coté dijonais également, quelques belles occasions, sauvées bien des fois par un Heurtebis très sérieux.

Le résultat final a au moins le mérite de rapprocher les Nantais de l'accession promise à l'élite, ses poursuivants ayant été freinés dans leur élan. En espérant qu'une fois la montée acquise, les joueurs Nantais se lâcheront un peu plus, quitte à prendre des risques, pour offrir à leur public un peu plus de jeu, et pourquoi pas aller disputer le titre au HAC.

mercredi 19 mars 2008

Be Kind, Rewind

Je ne suis pas un inconditionnel de Michel Gondry (son premier film, Eternal Sunshine of The Spotless Mind, m'avait partiellement déçu), mais j'aime beaucoup la poésie et le côté "bricolage" que le réalisateur français arrive à insuffler dans ses films. Et puis je suis très amateur de Jack Black, ça me faisait une seconde bonne raison d'aller voir le film.

Verdict : Gondry s'améliore de film en film. Dans un registre de pure comédie, a partir d'un plot un peu absurde (les cassettes vidéos d'un vidéoclub se retrouvant effacées par accident, les deux tenanciers décident de tourner des remakes avec les moyens du bord), Gondry a bricolé de toutes pièces une comédie top niveau. Le film rend hommage à plusieurs classiques du cinéma d'entertainement, via des remakes inventifs et hilarants (voir pour cela le remake de Ghostbusters). On voit la que Gondry connaît et respecte le cinéma dans tout ce qu'il a de plus beau, et cette démarche est touchante pour l'amateur de cinéma que je suis.

De plus, le casting est excellent, avec un hilarant et déjanté Jack Black en tête contrebalancé par le côté plus calme de Mos Def. Si on ajoute les excellents seconds rôles que sont Mia Farrow ou Danny Glover, sans oublier le clin d'œil que constitue l'hilarant cameo de Sigourney Weaver, on obtient une distribution à la hauteur de la qualité du film.

Humour, hommage aux classiques, poésie, bricolage, tous les ingrédients qui rendaient La science des rêves remarquable à mes yeux sont encore là. Michel Gondry monte en puissance et mène une carrière de plus en plus intéressante.

mardi 11 mars 2008

Nantes Whisky Club - Soirée du 6 mars 07

Retour au club pour cette quatrième soirée de la saison. Soirée attendue à juste titre puisqu'il s'agissait d'une soirée spéciale sur le whisky japonais. Étrange coïncidence, elle arrivait juste une semaine après la soirée Nikka du club (parisien) de la maison du Whisky, dont vous pouvez lire le compte rendu ici. Même si les whiskies dégustés à Nantes ont été plus modestes, la soirée valait quand même le détour, jugez plutôt.

Yamazaki - Officiel 10 ans - 40%

Le premier whisky de la soirée était un pur malt issu de la distillerie Yamazaki, propriété du groupe Suntory, probablement le plus connu des groupes de distilleurs japonais. D'un bel or pale, ce whisky vaut surtout par son nez, léger, suave et fin, aux odeurs de sucre, de céréales et de fruits frais. La bouche, en contrepartie déçoit un peu , même si elle reste fine et équilibrée. On retrouve les céréales et le côté sucré, mais également des épices (cannelle). La finale est moyenne. Au final, ce whisky n'est pas désagréable, mais manque un peu de caractère, et pour le prix (41 euros la bouteille), il y a moyen de trouver bien mieux en Écosse

Miyagikyo - Officiel 10 ans - 45%

Place maintenant à l'un des deux fleurons du groupe Nikka, le Miyagikyo. La couleur est d'un bel ambre soutenu, à reflets dorés. Le nez m'a personnellement un peu déçu, je l'ai trouvé léger et peu défini (légères odeurs de menthe et de camphre). La bouche quant à elle était beaucoup plus agréable, avec des notes de fruits secs (raisins), d'agrumes, de miel et de poivre. Le corps est charpenté et la finale moyenne et agréable. Ce whisky peur rappeler les fleurons du Speyside, en plus charpenté. Pour 63 euros , c'est un rapport qualité prix très honnête.

The Hakushu - Officiel 12 ans - 43.3%

Retour au groupe Suntory avec un autre fleuron de la marque, le moins connu Hakushu, situé tout comme le précédent sur l'île d'Honshu. Un malt jaune paille soutenu, aux reflets dorés. Le nez n'est pas phénoménal, mais s'ouvre un peu sur les céréales à l'ajout d'une goutte d'eau. La bouche est complexe, équilibrée et précise, avec des arômes de fruits frais (poire mûre), de caramel, et d'épices. La finale, moyenne et suave est très agréable. Au final , seul son prix (74 euros) le met légèrement en deçà du Miyagikyo.





lundi 10 mars 2008

There Will Be Blood

Ce film était acclamé partout comme un chef d'oeuvre, et force est de constater que les louanges n'étaient pas usurpées. Je suis un gros fan de Paul Thomas Anderson, que j'ai découvert en 1997 avec l'excellent Boogie Nights, confirmé par la suite par Magnolia. Je n'ai malheureusement pas vu son troisième film, Punch Drunk Love, sorti en 2002.

There Will Be Blood
tient toutes les promesses qu'on était en droit d'attendre. Au niveau des acteurs, tout d'abord, avec un Daniel Day-Lewis oscarisé pour la seconde fois, et qui a un niveau de jeu dans ce film qui est proprement phénoménal. Il incarne Daniel Plainview, l'archétype du businessman américain, sans coeur et sans scrupules, avec conviction, et est pour beaucoup dans la réussite du film. Face à lui, le jeune Paul Dano (déjà très bon dans Little Miss Sunshine) est tout à fait crédible dans son rôle de prédicateur / escroc dans une petite ville où l'église constitue le divertissement majeur.


Je n'ai pas été étonné de retrouver au générique le nom de Jack Fisk. Ce proche de Terrence Malick a été engagé par P.T. Anderson en tant que production designer, et je comprends mieux a présent pourquoi le film m'a rappelé par certains moments Days Of Heaven, avec des parallèles thématiques (les ouvriers arrivant de nulle part dans un cas pour moissonner, dans l'autre pour extraire du pétrole) ou carrément au niveau des scènes (l'incendie). Mais There Will Be Blood fait aussi écho à Kubrick, et ce n'est pas faire offense au maître que de comparer le film de P.T. Anderson, tant le souffle épique peut être considéré comme "Kubrickien" ... Tant qu'à y aller dans les comparaisons avec des maîtres, la fin, lorsque l'on voit Daniel Plainview reclus dans sa luxueuse demeure, rappelle évidemment le Xanadu créé par Citizen Kane. Le film tient en haleine et fascine de bout en bout malgré sa longueur (2 heures 40), on n'arrive évidemment pas à s'identifier au héros (a moins d'avoir une morale très douteuse), mais on comprend ses motivations, ce pourquoi il a envie d'être éloigné des hommes, qui lui font peur.

Un petit mot sur la forme, également. La maestria réalisatrice de P.T Anderson n'est plus a démontrer, mais elle atteint des sommets dans certaines scènes de There Will Be Blood (l'incendie du puits de pétrole, la discussion de Daniel Plainview avec son frère, la scène finale). La musique est également fascinante, entre oeuvres classiques (Kubrick, là encore) et guitares torturées et distordues composées par le guitariste de Radiohead. On ressort du film avec l'envie de le voir à nouveau pour en apprécier toutes les subtilités.

Au final, l'année cinématographique commence à peine et There Will Be Blood , au même titre que No Country For Old Men des frères Coen , apparaît comme un film qui risque d'être indispensable à tout palmarès de fin d'année qui se respecte.

jeudi 6 mars 2008

The Mars Volta - 05 mars 2008 - L'Olympia, Paris

Étant fan des Mars Volta depuis leur premier disque (De-loused in the comatorium, sorti en 2003), je n'ai pas raté ce passage à Paris du groupe d'Omar Rodriguez Lopez et de Cedric Bixler Zavala. Pour l'occasion, c'est la superbe salle de l'Olympia qui accueillait le groupe. C'est toujours un plaisir de se rendre dans cette salle à l'acoustique de fort bonne qualité et au cachet remarquable.


Après 2h50 de show endiablé, un constat s'impose. The Mars Volta est un groupe de tueurs en concert. Le groupe nous a offert un concert qui repassait en revue des titres de ses quatre albums, agrémentés de nombreux passages improvisés, planants ou psychédéliques, qui nous font vraiment voyager dans le temps à la grande époque des groupe pour qui la scène était un formidable espace de liberté, comme King Crimson ou Led Zeppelin. Les deux co-leaders du groupe font d'ailleurs penser des Jimmy Page et Robert Plant modernes, tant dans l'apparence que dans l'esprit.

Alors, forcément on pourra par moments décrocher et ne pas adhérer à ces trips. Ça avait été mon cas la première fois que j'avais vu le groupe, mais cela n'a pas été les cas pour ce concert de l'Olympia. C'était aussi l'occasion pour le groupe de nous présenter son nouveau batteur : Thomas Pridgen, un monstre de technique et d'endurance qui a martelé ses fûts sans discontinuer avec une puissance et une précision qui m'ont soufflé. Le dernier album étant basé sur la rythmique, l'apport de ce nouveau cogneur est indéniable sur les qualités "live" de TMV.

Et puis au milieu d'un groupe nombreux, et bigarré (bon nombre d'instruments joués sur scène : cuivres, percussions, claviers, orgues), il y a Omar et Cédric. Le premier nous offrant une prestation guitaristique de haute volée, aussi bon pour reproduire les riffs de tueur des tubes de TMV que pour nous emmener dans son monde, celui de ses expérimentations. Quant au second, il est un remarquable frontman, et même si sa voix n'a pas toujours été au top tout au long des 2h50 (compréhensible au vu de la difficulté de ce qu'il y a à chanter), il assure le show, et nous offre au passage un petit cours de danse rythmée (quand on connait la musique de The Mars Volta, on peut imaginer le tour de force)


Setlist (a peu près dans l'ordre)

  • Roulette Dares (The Haunt Of)
  • Viscera Eyes
  • Wax Simulacra
  • Goliath
  • Ouroboros
  • Tetragrammaton
  • Agadez
  • Cygnus....Vismund Cygnus
  • Aberinkula
  • Drunkship of Lanterns
  • Asilos Magdalena
  • Miranda That Ghost Just Isn't Holy Anymore
  • Day of the Baphomets