Quelques mots rapide sur ce film, qui nous rappelle les bienfaits de la carte cinéma illimitée. En tant que gros fan des sketches de Kad et Olivier, je dois dire que Safari est tout de même un peu décevant. On y trouve quelques bonnes idées qui auraient sans doute fait de très bon sketches, mais le film a un peu de mal à tenir en haleine sur la longueur. Dommage car ce n'est à vrai dire pas si mal réalisé et qu'on retrouve par moments la patte du duo de la chaîne Comédie. A réserver aux irréductibles, attendre le DVD ou une diffusion TV sinon... vendredi 3 avril 2009
Safari
Quelques mots rapide sur ce film, qui nous rappelle les bienfaits de la carte cinéma illimitée. En tant que gros fan des sketches de Kad et Olivier, je dois dire que Safari est tout de même un peu décevant. On y trouve quelques bonnes idées qui auraient sans doute fait de très bon sketches, mais le film a un peu de mal à tenir en haleine sur la longueur. Dommage car ce n'est à vrai dire pas si mal réalisé et qu'on retrouve par moments la patte du duo de la chaîne Comédie. A réserver aux irréductibles, attendre le DVD ou une diffusion TV sinon... vendredi 27 mars 2009
Les 3 Royaumes
N'ayant pas eu le temps d'écrire grand chose à chaud sur le film, je vais être assez bref. On assiste ici au retour de John Woo en Asie après sa période européenne. Il s'inspire pour cela d'une bataille chinoise historique, reconstituée avec force détails et une grandiloquence toute chinoise.Du grand spectacle, et un divertissement très correct (7/10)
vendredi 20 mars 2009
Welcome
Je serai assez bref, sur ce film, notamment par manque de temps. Pour résumer très rapidement, on peut dire que c'est un bon "film Télérama". Le sujet est plein de bons sentiments, très à la mode en cette époque. Je m'en veux un peu de caricaturer, et la situation des clandestins à Calais ne s'y prête sans doute pas. On notera que les acteurs Vincent Lindon en tête, jouent correctement leur rôle (enfin Vincent Lindon j'ai l'impression qu'il a fait sa carrière avec un seul rôle). Mais cette propension des metteurs en scène français à tout filmer avec autant de maestria qu'un épisode de Commissaire Navarro, je suis désolé, mais je ne comprendrai jamais. De tous les pays du globe nous viennent des films qui prouvent qu'on peut être inventif avec peu de moyens, et hormis quelques exceptions(Despleschin, Ozon) le cinéma français reste à la traîne. C'est un peu dommage, car ici le fond était bon, de ne pas soigner plus la forme, il y avait matière à faire quelque chose de plus intéressant que ce film, très honnête certes.
mercredi 18 mars 2009
Watchmen
J'ai rarement été aussi inquiet en rentrant dans une salle pour voir l'adaptation d'un comic-book. En effet Watchmen, le comic book d'Alan Moore est sans doute ce qui se fait de mieux dans le genre, une histoire dense, adulte, efficace mais profonde, doublée d'un sens du rythme et de la mise en page qui en font LE modèle du genre. Et l'adaptation de Zakk Snyder, déjà responsable de celle, mitigée, de 300, me faisait à vrai dire un peu peur.En sortant c'est plutôt la satisfaction qui domine, même si évidemment on a toujours l'impression de ne pas avoir retrouvé certaines petites choses qui étaient dans le livre. Cette adaptation a fort justement, dans un souci d'efficacité, recentré l'histoire autour du groupe de super-héros et négligé tous les à côtés qui donnaient toute sa densité au livre. On ne voit par exemple pas beaucoup de scènes dans la mégapole, avec les quidams, qui donnaient un autre point de vue. Point de Tales Of The Black Freighter, aussi, même si on savait en entrant que ça serait sur l'édition longue. Ceci dit, à une exception près, le propos original est respecté, et l'esprit du livre également. On retrouve ce mélange de peur et de nostalgie propre à l'oeuvre originale.
Graphiquement, l'équipe de Zakk Snyder a pris le parti de moderniser un peu les costumes des super héros, de toute façon difficilement adaptables, et vendables en l'état. La bonne idée également a été de prendre une série d'acteurs peu ou pas connus (je ne connaissais que Billy Crudup, et encore il est méconnaissable en Dr Manhattan), ce qui fait que l'identification avec les personnages est plus facile. La mise en scène nous offre parfois quelques effets un peu tape à l'oeil mais n'en abuse pas, et globalement possède quelques bonnes trouvailles (au rangs desquelles le générique, excellent). On notera également une bande son excellente, nous offrant quelques standards rocks bien adaptés, mêlés à des envolées plus symphoniques.
Au final, et au bout des deux heures trois quart que dure le film, on peu dire que Watchmen est loin d'être raté, même s'il ne s'adresse pas évidemment au fan de base de film de super héros, attendant de l'action et une intrigue facile à suivre. Même s'il l'a sans doute simplifié, Snyder a su garder la complexité du message, et a eu le courage de respecter l'oeuvre originelle même s'il savait que ça nuirait sans doute au côté commercial du film. Pas mal pour un réalisateur méprisé par beaucoup. Vivement la director's cut !
vendredi 6 mars 2009
Milk
Gus Van Sant n'est pas un réalisateur comme les autres, et on se doutait que son film sur Harvey Milk, leader de la cause gay assasiné en 1978, n'aurait rien du biopic classique, malgré ce que la bande annonce laissait entrevoir. C'est une belle surprise de voir d'ailleurs que la BA ne donne absolument pas une bonne idée de ce qu'est le film, en liant entre eux des éléments qui n'ont rien à voir pour faire inutilement monter la tension.Bref, Milk, le film est orienté vrai - faux reportage, histoire de nous ancrer dans le monde réel. Gus Van Sant a intégré à son film des images d'époques, reportages et interview télé, et a poussé assez loin le mimétisme des personnages, n'hésitant pas à faire porter une prothèse nasale a Sean Penn. Parlons en un peu, de Sean Penn. On le savait acteur militant, mais cet acteur prouve combien il est génial en cassant son image de mythe du mâle, et en interprétant de manière convaincante un homosexuel un peu efféminé, doublé d'un meneur d'hommes hors pair. Évidemment, il n'a pas volé son (second) Oscar, dans un rôle à l'opposé de celui qui lui avait valu le premier.
Et puis les amateurs de Gus Van Sant retrouveront les qualités de mise en scène du réalisateur, cette fois-ci dans un film moins austère qu'un Elephant. On retrouve néanmoins cette sensibilité à fleur de peau, la même pudeur avec les homosexuels qu'il avait pu avoir avec les adolescents dans Elephant. Il montre des scènes crues mais ne sombre jamais dans le vulgaire, et arrive parfaite à mêler des passages intimistes et des soulèvements épiques. Et puis clairement, on sent le réalisateur engagé dans son propos, ce qui fait bien plaisir par les temps qui courent.
Bref, pas grand chose à ajouter, ah si la musique (signée Danny Elfman, c'est assez étonnant pour être signalé) est à l'unisson de la qualité du film. Allez y , si ce n'est déjà fait.
lundi 2 mars 2009
Gran Torino
Clint Eastwood est un des réalisateurs dont le cinéma m'émeut le plus. Et Gran Torino n'échappe pas à la règle, et est clairement le premier chef d'oeuvre que j'ai pu voir en cette année 2009. Pour, sans doute, son dernier film en tant qu'acteur, Clint Eastwood se met en scène dans un personnage ambigu, à l'image de sa carrière, moitié vétéran ronchon et raciste, moitié grand coeur (de toute façon un homme qui a un labrador ne peut pas être totalement mauvais). Le film joue vraiment sur cette dualité du personnage, à la fois très sûr de lui, et dans le même temps rongé par ses vieux démons. On a aussi le droit, encore une fois, à une belle parabole sur la rédemption, et le dénouement du film tourne dans les têtes plusieurs jours durant.La réalisation est de facture classique, Eastwood n'a jamais été un innovateur au niveau mise en scène, mais en même temps ce n'est pas ce qu'on lui demande. On a toutefois une photographie très soignée, et un rythme de mise en scène qui réserve quelques beaux passages. Eastwood acteur est assez terrassant, on est sans cesse partagé entre l'envie de lui mettre des baffes, quelques rires quand son personnage, dont le trait est forcé, en fait un peu trop, et évidemment l'empathie qui se fait de plus en plus forte au fur et à mesure que le film avance. On notera également que les seconds rôles s'en sortent aussi très bien, Christopher Carley dans le rôle du prêtre notamment.
Bref, le film est un uppercut, Eastwood ne se réinvente pas, mais fait avec ce film une magnifique synthèse de ses thèmes de prédilection. Et dire que ça a été boudé à Cannes et aux Oscars ...
AC-DC - Paris Bercy - 27/02/09


Et que dire de plus. Quasiment deux heures de rock, sans le moindre temps mort. Des tubes enquillés à la pelle. Pour faire le grincheux on regrettera qu'il n'y ait pas eu une ou deux vieilleries qui avaient été ressorties sur la tournée de Stiff Upper Lip, mais bon. C'était la première fois que je voyais le groupe, j'espère que ce n'est pas la dernière. Tout était parfait ou presque, et je me suis délecté de chaque minute de ce concert. J'ai beau chercher, je ne vois pas vraiment d'autre groupe qui synthétise autant le hard rock. Angus, Brian est les autres sont vraiment la quintescence de ce style musical... Et la magie qui arrive a sortir d'une Gibson SG branchée sur un ampli Marshall est tout simplement ahurissante.
On notera également un show d'une extreme qualité : décors soignés, pyrotechnie, caméras et écrans permettant de tout bien voir même du fond de la fosse, et son de bonne qualité. Bref, ce n'était pas donné, mais au vu de la prestation on se dit que ce n'est pas l'arnaque. Et puis le petit frisson quand Angus Young, déchainé au milieu de son solo, s'arrête pour regarder la foule dans les yeux est incomparable.
They shook me all night long ... :)
jeudi 26 février 2009
Magma - 21/02/09 - Joué Les Tours
La tournée pour les 40 ans du groupe Magma passait par l'Espace Malraux de Joué-Les-Tours samedi dernier (très belle salle soit dit en passant). Quelques jours après les dates parisiennes, nous avons eu le droit à quasiment la même setlist, moins la "ballade" de fin jouée à Paris, c'est à dire :
- Untitled (nouveau titre)
- Felicite Thosz
- Emehnteht-Re
- De Futura
(que les puristes du Kobaïen me pardonnent, je n'ai pas dû mettre les trémas au bon endroit)
Ça avait beau être l'anniversaire de Vander, qui a reçu pour l'occasion la médaille de la ville de Joué les Tours (ce qui a du le remplir de joie), nous n'avons eu le droit à rien de spécial mis à part un joyeux anniversaire chanté par Stella et la salle en fin de concert.
Nous étions placés près de la scène mais un peu décalés et pas idéalement à savoir que le clavier était dans la ligne de mire entre nous et Vander. Pas idéal pour apprécier le jeu toujours hallucinant du plus célèbre des batteurs français. Et puis, du coup on entendait beaucoup le clavier, et parfois assez peu la guitare de Mc Gaw. A part ça, rien a redire sur le son, il était très honorable.
Le premier titre était correct mais manque du côté aérien qui me plaît chez Magma et est un peu trop martial à mon goût, on sent néanmoins qu'il doit encore être peaufiné... "Felicité Thosz" est vraiment sympathique, avec des parties à tomber, et dans l'ensemble excellent si l'on exclut le dispensable solo de clavier au milieu.
"Emehnteht-Re" pour plat de résistance, avec ses parties vraiment apocalyptiques, et des parties de chant de Vander vraiment hypnotiques ... J'aime moyennement le final que je trouve trop glauque (et un peu long) mais les 55 minutes sont passées comme une lettre à la Poste. Et pour finir un excellent rappel avec le classique, "De Futura" dans une version complètement speedée qui envoyait du bois. Un superbe titre, même sans Jannick Top à la basse, Philippe Bussonnet se débrouille très bien de toute façon.
Au final un excellent concert, et deux heures qui sont passées trop vite. J'irai revoir Magma avec plaisir sur scène.
lundi 23 février 2009
The Curious Case Of Benjamin Button
David Fincher est doué, très doué. On n'a pas attendu la sortie de son dernier, film, The Curious Case of Benjamin Button pour s'en rendre compte. Encore une fois, le réalisateur des cultissimes Seven et Fight Club nous offre un film très beau, très bien réalisé, avec quelques plans et images à couper le souffle, à la mesure du talent du bonhomme...Et puis... Et puis c'est à peu près tout en fait, je me suis pas mal ennuyé pendant les 2h35 de la projection. Je m'attendais à trouver ça un peu mièvre, scénariste de Forrest Gump oblige, j'ai juste trouvé ça plat, sans vraiment de saveur, le film n'a n'a clairement pas réussi à me toucher. En partant d'une idée originale, avec des bons acteurs, un tour de force technique pour que l'idée de départ soit crédible à l'écran, le soufflé retombe assez vite. On suit les personnages sans réelle implication pendant toute la durée du film, qui du coup parait vraiment long. Paradoxalement l'idée (assez intéressante) de départ, n'a pas été assez creusée, et n'est prétexte qu'à quelques banalités distillés ici ou là sur le sens de la vie qui passe, la mort ou le fait que tout ne dure qu'un temps, philosophie de comptoir qui atteint son paroxysme avec horrible passage qu'on croirait tiré d'Amélie Poulain sur le destin et le hasard. D'ailleurs le film se rapproche d'Amélie Poulain ou de Forrest Gump (en moins larmoyant tout de même, et heureusement) dans cette construction d'un monde idéalisé, presque comme une image d'Epinal.
samedi 21 février 2009
The Wrestler
J'étais faché avec Aronofsky. J'avais bien aimé Requiem For a Dream la première fois que je l'ai vu, mais un récent re-visionnage m'avait ouvert les yeux sur les défauts de ce film. Et que dire de The Fountain, trop prétentieux à mon goût, que j'avais tout bonnement détesté. Et puis là, attiré par le buzz autour du retour de Mickey Rourke, déjà brillant dans Sin City, et par la bande annonce, je me suis laisser tenter par The Wrestler. Bien m'en a pris car le film est excellent, Aronofsky a trouvé dans sa mise en scène une sobriété toute nouvelle qui met en valeur son talent. L'image granuleuse, la caméra au poing, donnent à ce film un petit côté reportage qui convient tout à fait au sujet. On suit donc le baroud d'honneur d'une ex-star du catch, un has-been confronté à la dualité entre sa vie sur le ring (où il est encore respecté par ses pairs, malgré une carrière très en déclin) et sa vie réelle, entre job à mi-temps au supermarché et mobil-home.Il est difficile de ne pas être ému par Mickey Rourke, qui au vu des parallèles entre sa vie et celle du personnage qu'il incarne, est évidemment parfait pour le rôle. Je ne sais pas si on peut parler de performance d'acteur pour le coup, mais il est tout à fait touchant dans le rôle : "old piece of meat" comme il le dit lui même entre deux personnages féminins, une strip-teaseuse (elle aussi en fin de parcours) qui, pour faire un usage similaire de son corps pour créer de l'illusion, le comprend, et sa fille qui rejette en bloc tout ce qu'il représente.
A l'image de la chanson du générique de fin, interprétée par Springsteen, The Wrestler laisse un sentiment mélancolique dans la gorge, mais aussi l'image d'un film brillant, sans doute le meilleur (je n'ai pas vu Pi) de ce réalisateur à ce jour.
vendredi 13 février 2009
Slumdog Millionaire
Je n'ai pas lu le roman qui a servi de matériau de base à ce film, mais alléché par les critiques laudatives qu'on m'en avait faites, et par la bonne critique de Seb sur son blog, je me suis laissé tenter par le dernier film de Danny Boyle. Deux heures plus tard, sentiment mitigé. J'ai pu apprécier le talent de mise en scène de Boyle, des acteurs inconnus mais très corrects, et un certain dépaysement dans un pays encore assez peu connu en occident (mais pourtant grand producteur de films).En contrepartie, je trouve que le scénario du film est un peu cousu de fil blanc, trop manichéen, et à vrai dire un peu trop idéaliste. Ce n'est pas désagréable, c'est juste un peu insipide, plat. D'autre part, le film est un peu trop long, et s'essouffle vraiment pendant la dernière demi-heure, une fois qu'on a compris les mécanismes du récit (comment le héros connaît la réponse à chacune des questions), quel est l'intérêt d'une question de plus ou de moins ? Et puis on n'échappe pas à quelques clichés sur l'Inde, forcément.
Au final, ce n'est clairement pas un "mauvais" film, mais juste un film assez moyen, qu'on se prendra je pense à oublier assez vite une fois sorti du cinéma.
dimanche 8 février 2009
Che 2ème partie : Guerilla
Quelques semaines après, donc seconde partie du film de Soderbergh sur le Che. Et bien tuons le suspense d'entrée, elle ne déçoit pas du tout. Si la première partie s'intéressait plutôt à la légende du Che lors de la révolution cubaine, on peut dire que cette seconde partie a plutôt tendance à s'intéresser à l'homme, lorsque Guevara, une fois la révolution cubaine menée a bien, part en Amérique latine pour exporter ses idéaux. C'est la dernière année de Che Guevara en Bolivie qui est mise en lumière dans cette seconde partie. Un peu de la même manière que dans la première partie, on suit les groupe de guérilleros, entraînes par le Che, dans leur tentative de prise du pouvoir. Sauf que là, tout ne se passe pas comme à Cuba.Pourquoi ? Le film offre plusieurs pistes : l'action des Américains, bien sur, échaudés par ce qui s'est passé à Cuba, et qui offrent au gouvernement bolivien des moyens importants pour combattre la guérilla. Et puis aussi le fait que la motivation des troupes semble bien moindre que dans l'aventure cubaine, que le "Che", pourtant argentin, passe pour un étranger. Et puis la propagande anti-communiste qui amène les paysans boliviens, pourtant extrêmement pauvres et exploités à le livrer au gouvernement bolivien, qui l'assassinera. Soderbergh ne donne pas une seule réponse mais offre des pistes, ce qui est bien plus malin.
Ce second volet est à la hauteur du premier, peut être un peu au dessus même. le faux-rythme lent de la seconde partie nous met bien dans l'ambiance de ce combat perdu d'avance. Une fois de plus, Benicio del Toro est énorme du début à la fin, il tient sans doute avec ce rôle l'un des tous meilleurs de sa carrière, c'est évident. Soderbergh filme juste, nous fait apprécier l'homme, ses combats, sans parti pris excessif. Bref, un très beau dyptique pour une légende, qui complétera fort bien Carnets de Voyage de Walter Salles.
samedi 7 février 2009
Top Ciné 2008
Avec un peu de retard je poste la liste des film qui ont le plus retenu mon attention l'année dernière. Sans plus de commentaires. A vous de poster les vôtres si vous le souhaitez
- Un Conte de Noël
- Two Lovers
- Waltz With Bachir
- There Will Be Blood
- No country for old men
- Vicky Cristina Barcelona
- Gomorra
- Wall E
- Mesrine (Part 1 and 2)
- The Dark Knight
mardi 27 janvier 2009
Top Musical 2008


Cynic - Traced In Air
lundi 26 janvier 2009
Revolutionary Road
J'ai beau avoir apprécié énormément American Beauty , je n'ai pas vu les films suivants de Sam Mendes, il faudra que je me rattrape, un jour… Bref, ce Revolutionary Road ("magnifiquement" traduit en Les Noces Rebelles par un traducteur peu doué, faisant d'un coup perdre tout le charme du titre), est seulement le second Sam Mendes que j'ai la chance de voir. Il est par ailleurs dommage qu'il ait été un peu vendu comme "les retrouvailles de Leonardo Di Caprio et Kate Winslet, douze ans après Titanic", car le film de Sam Mendes est tout sauf une bluette pour minettes (malheureusement ca n'a pas empêché ma séance d'être dérangée par une bande de pintades derrière moi, preuve que même les cinémas "Art et Essai" de sont pas à l'abri de ce fléau du 21ème siecle).Revenons en un instant au film, car il le mérite. Tout d'abord, Revolutionary Road est une leçon de mise en scène : de nombreuses scènes mettent en évidence le talent de Sam Mendes pour mettre en image l'histoire – par exemple le trajet de Jack Wheeler entre son domicile et le travail, perdu au milieu des costumes gris, ou la scène de danse exécutée par Kate Winslet dans le night club, sensuelle et envoûtante. Le film est très beau, avec une photo soignée et réussie et une musique de Thomas Newman, qui officiait déjà sur American Beauty, qui colle parfaitement aux images. Thématiquement, le film n'est pas loin d'American Beauty, on retrouve ce sentiment qu'on passe peut être à coté de sa vie, et qu'on a pas ou ne souhaite pas forcément trouver le courage de s'arracher au quotidien.
Et puis il y a les acteurs, je suis un grand fan de Leonardo Di Caprio, et je suis bien content pour lui qu'il ait pu faire autre chose dans sa carrière que bellâtre pour minettes, quel gâchis cela aurait été au vu du talent du bonhomme… Kate Winslet est peut être encore plus impressionnante, complètement habitée par son personnage de provinciale frustrée, elle a le droit à bon nombre de moments de bravoure dans le film sachant être à la fois horripilante et poignante. Les seconds rôles sont campés par des acteurs un peu moins médiatiques, mais néanmoins excellents.
En voyant ce film on peu penser à Far From Heaven de Todd Haynes, dont il n'est pas si éloigné ou bien au second segment de The Hours de Stephen Daldry. En tout cas, Revolutionary Road est un excellent film, mélancolique et poignant, l'année démarre bien !





