
Pourquoi ? Le film offre plusieurs pistes : l'action des Américains, bien sur, échaudés par ce qui s'est passé à Cuba, et qui offrent au gouvernement bolivien des moyens importants pour combattre la guérilla. Et puis aussi le fait que la motivation des troupes semble bien moindre que dans l'aventure cubaine, que le "Che", pourtant argentin, passe pour un étranger. Et puis la propagande anti-communiste qui amène les paysans boliviens, pourtant extrêmement pauvres et exploités à le livrer au gouvernement bolivien, qui l'assassinera. Soderbergh ne donne pas une seule réponse mais offre des pistes, ce qui est bien plus malin.
Ce second volet est à la hauteur du premier, peut être un peu au dessus même. le faux-rythme lent de la seconde partie nous met bien dans l'ambiance de ce combat perdu d'avance. Une fois de plus, Benicio del Toro est énorme du début à la fin, il tient sans doute avec ce rôle l'un des tous meilleurs de sa carrière, c'est évident. Soderbergh filme juste, nous fait apprécier l'homme, ses combats, sans parti pris excessif. Bref, un très beau dyptique pour une légende, qui complétera fort bien Carnets de Voyage de Walter Salles.
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